LA STATUE DE SAINTE-JEANNE DE VALOIS
 
 
La statue de Sainte-Jeanne de Valois
 
 
La statue de Sainte Jeanne de Valois se trouve autour du péristyle de la Madeleine en compagnie de nombreuses autres œuvres consacrées à des saints. Il s'agit de l'oeuvre d'Anatole Guillot.
 
 
Sainte Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde toute laide et contrefaite, mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d'élite. Sa piété envers la Sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés. Elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu'elle était appelée à fonder en Son honneur un Ordre dont le but principal serait l'imitation de Ses vertus. Jeanne fut mariée malgré elle à un prince qui l'avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d'épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le Souverain Pontife: "Que Dieu soit glorifié, dit alors la Sainte, mes chaînes sont brisées; c'est Lui qui l'a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l'ai fait jusqu'ici." Ses adieux au prince furent touchants: "Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts; désormais, ma vie se passera à prier pour vous et pour la France." Dès lors la prière devint la compagne inséparable de Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d'une fois on la vit, à genoux au pied d'une Croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ. Elle jeûnait et prolongeait ses veilles, ses prières et ses macérations trois jours au moins par semaine. Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité; elle n'aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus. L'Eucharistie était sa force mystérieuse; elle ne la recevait jamais que toute baignée de larmes, et c'est au pied du Tabernacle qu'elle trouvait tous les trésors de dévouement qu'elle prodiguait autour d'elle. Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la Sainte Vierge, l'Ordre des Annonciades. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d'une heure dans sa chambre, au moment de sa mort. On trouva son corps couvert d'un cilice, avec une chaîne de fer.
 
Anatole, Jean, Thomas Guillot (Étigny 1865 - Paris 1911) est un sculpteur, peintre et céramiste français. Né à Étigny (Yonne) le 23 février 1865, il est admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris où il devient l'élève des sculpteurs Alexandre Falguière, 1er grand Prix de Rome en 1859, et Jean Gautherin. Sociétaire de la Société des artistes français de 1882 jusqu'à sa mort, il obtient au Salon une médaille de troisième classe en 1889, puis une médaille de bronze en 1900 à l'occasion de l'Exposition universelle et enfin une médaille de deuxième classe en 1901. Il travaille régulièrement entre 1903 et 1906 pour la Manufacture de Sèvres, où il réalise de nombreux modèles de médaillons, de statuettes et de pièces de forme. Son style académique et sa maîtrise dans la réalisation d'œuvres monumentales lui valent de nombreuses commandes publiques. Sa notoriété lui permet d'être choisi pour réaliser, avec d'autres sculpteurs en renom, une partie des frises de céramique de la monumentale Porte de la Concorde qui donnait accès à l'Exposition universelle de Paris en 1900. Il remporte successivement en 1900, puis en 1904, avec ses confrères Edme Marie Cadoux, Henri Varenne et Albert Guilloux, les concours pour la restitution des 14 grands trophées de balustrade du corps central des façades donnant sur les parterres du nord et du midi du château de Versailles. Il décède prématurément d'une pneumonie en février 1911, à l'âge de 46 ans, à Paris, où il avait installé son atelier.
 
Adresse
Place de la Madeleine
75008 PARIS 

GPS
Latitude : 48.869690
Longitude : 2.324173

Plan


Comment s'y rendre
Métro : Madeleine (lignes 8, 12, 14)
Bus : 24/42/52/84/94 arrêt Madeleine

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Sources
Divers Internet
Photo R. Desenclos 2014