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LES PLACES

Les Places de Paris

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LA PLACE VENDÔME

 

La Place Vendôme

 

La place Vendôme, située dans le 1er arrondissement, se trouve au nord du jardin des Tuileries et à l'est de l'église de la Madeleine. Typique de l'urbanisme classique français, c'est une des places de Paris les plus célèbres et considérée comme l'une des plus luxueuses du monde.

Son architecture est due à Jules Hardouin-Mansart qui conçut en 1699 un plan d'urbanisme strict auquel devaient se conformer les propriétaires des immeubles. Une grande partie des façades est classée monument historique. En son centre, se trouve la colonne Vendôme. Elle a été appelée place Vendôme dès le xviie siècle, du nom de l'Hôtel de Vendôme qui se trouvait là. C'était plus anciennement la place Louis le Grand et, à l'origine, la place des Conquêtes. On lui a donné le nom deplace des Piques pendant la Révolution. Elle fut nommée place Internationale en 1871, pendant la seconde Commune de Paris, durant laquelle la colonne Vendôme fut détruite par les Communards, qui en firent un symbole de la tyrannie et du militarisme de Napoléon.

1 - L’Hôtel Bataille de Francès ou Hôtel d’Affry
Il a été construit en 1723 par Armand-Claude Mollet pour Pierre Perrin, secrétaire du Roi. Il a abrité l'hôtel Bristol aujourd'hui l'hôtel de Vendôme – un moment ambassade du Texas en France.

2 – L’Hôtel Marquet de Bourgade

3 – L’Hôtel de Coëtlogon ou Hôtel Giraud
Il a été construit par Jacques V Gabriel. Réuni avec le numéro 5, le sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah acheta l’ensemble, y fit réaliser des grands travaux coûteux, mais n'y réside que très rarement.

4 – L’Hôtel Heuzé de Vologer ou Hôtel de Lambertye
Il formait avec le numéro 6 l'Hôtel du Rhin. Le prince Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, y habita lorsqu'il était président de la République, en 1848.

5 – L’Hôtel d'Orsigny ou Hôtel Durfort
Il a été construit par Jacques V Gabriel, et a abrité IBM France pendant 40 ans

6 – L’Hôtel Thibert des Martrais ou Hôtel Paulze
Il fut construit par Robert de Cotte.

7 – L’Hôtel de Créqui ou Hôtel Le Bas de Montargis

Hôtel construit par Jules Hardouin-Mansart, il abrita de 1720 à 1731, les célèbres dîners du club de l'Entresol, fondé en 1720 par l'abbé Pierre-Joseph Alary et qui réunissait tous les samedis, de cinq heures du soir à huit heures, au domicile du président Hénault, une vingtaine de participants férus de lettres et de politique. Ces dîners finirent par être interdits par le roi en 1731, Louis XV.

8 – L’Hôtel Delpech de Chaunot ou Hôtel de Chimay

9 – L’Hôtel de Villemaré
Construit par Jules Hardouin-Mansart, il abrite depuis juin 2006 le cabinet d'avocats Clifford Chance.

10 – L’Hôtel de Latour-Maubourg ou Hôtel Maleteste
Acquis conjointement en 1699 par les financiers Nicolas-Jérôme Herlaut, Trésorier Général des gardes, et Besnier, le lot fut attribué à ce dernier lors du partage, puis vendu par celui-ci, en 1711, à Urbain Aubert, secrétaire du roi, receveur général des finances de Caen et président de la chambre des comptes de Rouen, qui fit construire l'hôtel. Le célèbre professeur Samuel Pozzi y habita un appartement de 1897 à sa mort en 1918.

11 – L’Hôtel de Simiane ou Hôtel de la Chancellerie
L'hôtel fut réuni en 1717 au numéro 13, acquis par l'État après la faillite de Bourvallais.

12 – L’Hôtel Baudard de Saint-James
Le lot fut acquis en 1699 par les financiers Nicolas-Jérôme Herlaut et Besnier, en même temps que le numéro 10, et revendu en 1700 à Louis Dublineau, Docteur en Sorbonne, prieur de Longchamp qui y construisit son hôtel. L'hôtel a abrité l'ambassade de Russie. L'immeuble abrite aujourd'hui le joaillier Chaumet. C’est la dernière adresse de Chopin. Il s’y installe à l’automne 1849, dans un appartement confortable, donnant sur la cour exposée plein sud. Sa santé décline irrémédiablement. Dès le mois de juin, Chopin avait réclamé la présence de sa soeur Ludwika. Venue de Pologne, elle l’assistera jusqu’à la fin. En octobre, il peut à peine se soutenir, il ne peut plus jouer de piano ni même composer, et cherche «à se faire comprendre par des signes» (H. Berlioz). Tous ses amis et admirateurs se pressent pour le saluer, l’entourer de leur affection, mais tant d’opportuns, de curieux s’y mêlent que Guttman – élève et fidèle garde malade – est obligé d’y mettre bon ordre. Le 15 octobre, la comtesse Delphine Potocka, grande amie de Chopin, fait rouler le piano près du lit du mourant pour lui chanter des psaumes de Marcello. Le 17 octobre, à deux heures du matin, Chopin rend son dernier soupir. Quelques jours plus tard, en rangeant ses papiers, on trouvera à l’intérieur de sa veste, s’échappant de l’almanach pour l’année 1849, une lettre et une mèche de cheveux de George Sand, son unique amour.

13 – L’Hôtel de Bourvallais ou Hôtel de la Chancellerie
C’est actuellement le siège du ministère de la Justice et des Libertés construit en 1699 pour Joseph Guillaume de La Vieuville et son beau-père Alexandre Lhuillier, l'un des financiers à l'origine de la place. Il a été réuni avec le numéro 11 en 1717 pour former l'hôtel de la Chancellerie. Il abrite aujourd'hui le ministère de la Justice, appelé par métonymie « La Place Vendôme ». Sur sa façade se trouve un mètre-étalon, en marbre, apposé en 1795, dans le but de familiariser les Parisiens avec la nouvelle mesure.

14 – L’Hôtel de La Fare
Il fut construit en 1702-1704 par Jacques-Jules Gabriel pour son beau-père Mathurin Besnier, avocat au Parlement. En 1916, la banque J.P. Morgan l'acheta aux héritiers de la comtesse de Tredern. C'est l'un des plus intéressants, et aussi l'un des plus importants, puisqu'il compte cinq travées sur la place. Grand salon créé en 1865 pour Constant Say, plafond peint par Paul Baudry.

15 – L’Hôtel de Gramont
Il est aujourd'hui célèbre pour porter le nom d'Hôtel Ritz, qui est l'un des plus beaux et plus grands palaces de la capitale française. Au premier étage, le décor néo-antique de la fin du xviiie siècle est attribué à Joseph Métivier, reproduisant les lambris de l'hôtel Gouthière, rue Pierre-Bullet. Transformé en hôtel de voyageurs en 1897-1898 par l'architecte Charles Mewès pour César Ritz. Le milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed, né en 1933, est l'actuel propriétaire du Ritz. Son fils Dodi et sa compagne, la princesse Lady Diana, y dinèrent dans la suite impériale avec vue sur la Place, avant de trouver la mort sous le tunnel de l'Alma, le 31 août1997

16 – L’Hôtel Moufle
L’entrepreneur Pierre Grandhomme en 1723 construisit cet hôtel. En 1938, il passa entre les mains d'une société immobilière basée en Suisse. Les boiseries du grand salon, aux couleurs jaune et bleu, furent alors acquises par le musée des Arts décoratifs où elles ont été remontées.

17 – L’Hôtel Crozat
Il fut acquis en 1910 par le Crédit foncier de France qui le loua à l'hôtel Ritz. Ce dernier s'en est porté acquéreur en 1998. Une partie de l'hôtel Ritz y siège.

18 - L’Hôtel Duché des Tournelles ou Hôtel Milon d’Inval
La parcelle fut acquise en 1710 par Nicolas-Jérôme Herlaut, l'un des six financiers à l'origine du lotissement, pour agrandir son hôtel du numéro 20. En 1723, Guillaume Cressart, syndic des rentes de l'hôtel de ville, y fit construire l'hôtel qu'il revendit en 1733 au fermier général Louis Auguste Duché des Tournelles. Il appartient aujourd'hui à la maison Chanel, qui l'a restauré en 1997 et y a installé sa division horlogerie-joaillerie.

19 – L’Hôtel d'Évreux
Il fut acquis en 1896 par le Crédit foncier de France. Il appartient aujourd'hui à l'émir du Qatar, Hamad ibn Khalifa al-Thani. C'est l'un des hôtels les plus intéressants de la place : décor du grand salon (début xviiie siècle), grand escalier construit entre 1747 et 1749 par Pierre Contant d'Ivry pour le baron de Thiers, fils de Crozat. Claude Nicolas Ledoux y reçut l'une de ses premières commandes pour des travaux de décoration.

20 – L’Hôtel de Parabère ou Hôtel de Fitz-James
En fond de cour, se trouve un élégant bâtiment de style Louis XVI construit en 1907-1908 par l'architecte René Sergent pour les frères Duveen, célèbres antiquaires, dont il constituait le magasin parisien.

21 – L’Hôtel de Fontpertuis ou Hôtel Darnay
Après avoir appartenu comme son voisin, l'hôtel d'Evreux, au Crédit foncier de France, il est occupé depuis 1981 par le joaillierAlexandre Reza.

22 - L’Hôtel de Ségur
La construction de l’hôtel fut achevée en 1720 et l'hôtel vendu à la comtesse de Parabère, maîtresse du Régent, qui en fit sa résidence. Au xixe siècle, il fut loué à Isaac Pereire, au prince de Capone, au baron de Gargan, à la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, à la ville de Paris, à l'État-major de la Garde impériale sous le Second Empire... Les joailliers Alfred Van Cleef et Salomon Arpels s'y sont installés en 1906. Après la Seconde Guerre mondiale, les boiseries du salon dit « Boffrand », exécutées par les menuisiers Taupin, Le Goupil et Desgoulons entre 1720 et 1723, ont été remontées dans l'hôtel de Masseran sur ordre du baron Élie de Rothschild

23 – L’Hôtel de Boullongne ou Hôtel de Montbreton
Il fut construit par Jacques V Gabriel pour le financier John Law.

24 – L’Hôtel Boffrand ou Hôtel Chaban
Il fut construit par Germain Boffrand.

25 – L’Hôtel Peyrenc de Moras
Cet Hôtel fut construit par Jacques V Gabriel.

26 – L’Hôtel de Nocé ou Hôtel d’Orcy
Dans cet hôtel vécut jusqu'en 1893 la célèbre comtesse de Castiglione, dans un petit appartement tendu de noir, aux volets toujours tirés, où les miroirs étaient proscrits pour qu'elle ne puisse contempler sur son visage les outrages de la vieillesse et dont elle ne sortait qu'à la nuit tombée. Le joaillier Boucheron acquit l'ensemble de l'immeuble en 1893 et y installa son magasin.

28 – L’Hôtel Gaillard de la Bouëxière ou Hôtel de la Porte

Adresse 
Place Vendôme
75001 PARIS

GPS 
Latitude : 48.867633
Longitude : 2.329571


Plan


Comment s'y rendre
Métro : Tuileries (ligne 1)
Bus : 42, 52 arrêt Capucines-Caumartin - 21/27/68/81/95 arrêt Opéra-4 Septembre

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Liens externes sur ce sujet
http://comite-vendome.fr/

Sources
Wikipedia
Paris Patrimoine
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photo R.Desenclos 2010