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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE SAINT-DOMINIQUE
 
La rue Saint-Dominique
Cette rue a porté, en totalité ou en partie, les noms de chemin de la Longue-Raye en 1355, des Treilles en 1433, Herbu, Herbu des Moulins-à-vents en 1523, de l’Oseraie en 1527, du Port en 1530, aux Vaches en 1542, de la Justice, des Charbonniers.
 
Son dernier nom, de 1643, est dû au couvent des Dominicains qu’il longeait. Elle mesure 1800 mètres, commence boulevard Saint-Germain et se termine Place du Général Gouraud.

1 - Hôtel Amelot de Gournay, dit aussi de Mortemart ou de Tingry : Construit par Germain Boffrand sur un terrain acheté par cet architecte en 1710. Vendu en 1713, en cours de construction, à un diplomate, Michel Amelot de Gournay. L'hôtel est particulièrement remarquable par sa cour ovale et sa façade sur cour à pilastres colossaux au sol, disposition extrêmement précoce. Ces dispositions habiles ont permis de donner de la monumentalité à un bâtiment contraint par l'étroitesse de la parcelle. L'hôtel passa des Amelot de Gournay au maréchal de Montmorency-Luxembourg, puis à son fils, Christian Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry. En 1751, celui-ci le céda au comte de Guerchy, ambassadeur à Londres, qui le loua en août 1768 aux parents de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Ce dernier y résida de sa sortie du séminaire de Saint-Sulpice, au début de 1775, à novembre 1775. Hôtel d'Aguesseau en 1804, puis d'Haussonville en 1812. L'hôtel abrite aujourd'hui, dans l'aile droite sur cour, l'ambassade du Paraguay cependant que les salons du rez-de-chaussée dépendent de la Maison de l'Amérique Latine.Façade concave sur une cour ovale, décorée de pilastres d’ordre colossal. Les communs, moins élevés,  continuent la courbe de l’ovale. La façade sur le jardin est rectiligne. Cet hôtel a,  dans son ensemble, conservé son ordonnance première. Son portail d’entrée, son jardin et sa cour sont classés. Escalier.

2 – Hôtel de Broglie en 1703. Hôtel de La Roche-Lambert en 1787. Ce grand hôtel a été emporté par le percement du boulevard Saint-Germain.
3 - Ancien Hôtel de Tavannes (1728). Puis hôtel de l'évêque de Poitiers (1744). Habité par le chimiste Jean-Baptiste Dumas. Hôtel de 1688 ayant appartenu au Couvent des Dames de Bellechasse, qui le louèrent. Mansarde à poulie, bel escalier. On a trouvé  entre le plafond du deuxième étage et le plancher du troisième une cachette qui datait de l’époque de la Terreur.
5 – Hôtel de Tavannes – Cette hôtel, propriété du couvent des Dames de Bellechasse. La porte à voussures arrondies est inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Portail à refends, coquille, fronton triangulaire supporté par deux consoles, escaliers.
6 – L’Hôtel de Hautefort en 1700 et en 1719 Hôtel du duc de Saint-Simon.
8 –  Les jardins de l’hôtel de Noailles ouvrant de 1713 à 1793, rue de l’Université, s’étendait jusqu’ici.
10-12 – Le Couvent des Filles Saint-Joseph. Le couvent reconstruit en 1784 fut fermé en 1790, supprimé en 1793 et affecté aux bureaux du ministère de la guerre (défense) en 1804, affectation qu’il a gardé jusqu’à nos jours.

14 - Hôtel de Brienne (ministère de la Défense) : Hôtel construit en 1724 par François Debias-Aubry pour François Duret, président au Grand Conseil, mandaté par la marquise de Prie. Il est cédé en 1725, avant achèvement, à la marquise de La Vrillière. Il est ensuite remanié à plusieurs reprises, particulièrement dans ses décors intérieurs, par Nicolas Simonnet pour la princesse douairière de Conti, propriétaire en 1733 ; pour Louis-Marie-Athanase Loménie de Brienne, propriétaire en 1776, qui laisse son nom à l'hôtel ; pour Lucien Bonaparte, propriétaire en 1802 et pour Madame Mère, propriétaire en 1805, par l'architecte Louis-Ambroise Dubut. L'hôtel est acquis en 1817 par l'État qui y installe le ministère de la Guerre (Défense). L’Hôtel n’a été guère modifié : haut portail, rez-de-chaussée toscan, premier étage ionique avec grand fronton triangulaire reposant sur deux ordres de pilastres. Quelques salons, dont l’appartement de Madame Laetitia, ont conservé des vestiges de leur mobilier et de leur décoration. Sa façade sur cour et la décoration de quatre salons sont inscrits. L’arrière de l’hôtel donne sur un parc dont le mur longe la rue de l’Université. Il est encore percé de la petite porte par laquelle passait Mademoiselle George, lorsqu’elle allait rendre visite à Lucien Bonaparte au temps où il occupait l’hôtel de Brienne.

16 - Petit hôtel de Conti : Construit en 1727-1729 par François Debias-Aubry pour l'abbé Charles Maurice de Broglie. Vendu en 1735 par l'abbé de Broglie à la princesse douairière de Conti. Cette dernière vend en 1774 cet hôtel et celui du no 14 à son petit-fils, le comte de La Marche, qui les revend avec bénéfice dès 1776 : le grand hôtel du no 14 au comte de Brienne, et le petit hôtel du no 16 aux entrepreneurs Claude-Martin Goupy et Louis-Pierre Lemonnier, mandataires du prince de Condé. L'hôtel est acquis par l'État en 1817 et réuni au précédent. Immense porte cochère au fronton arrondi. Porte inscrite.

20-22 – Anciennes inscriptions du nom de la rue où les lettres « St » ont été grattées.
24 – Vieille maison.

25 - Hôtel de Fonscolombe-Pascal: Hôtel particulier construit au xixe siècle, qui fut à partir de 1888 la résidence parisienne du baron Fernand de Fonscolombe et de son épouse née Marie-Emilie Pascal. Le baron était issu d'une famille ancienne de noblesse aixoise, et son épouse descendait d'une lignée de riches banquiers marseillais. La famille de Fonscolombe était très liée avec les princes d'Orléans : Fernand de Fonscolombe fut membre du service d’honneur du comte de Paris, puis doyen du service d’honneur du duc d’Orléans. Les étages supérieurs de la bâtisse furent ajoutés tardivement par la baronne pour abriter des appartements de rapport. Une partie de l'hôtel est encore occupée par ses descendants.

26 – Hôtel de Montmont en 1700. Hôtel de Cournéi en 1707. Hôtel de Mauleuvrier en 1733.

28 - Hôtel de La Rochefoucauld d'Estissac: Hôtel construit en 1708 et habité successivement par Frédéric-Maurice de la Tour d'Auvergne puis par son fils, le cardinal Henri de la Tour d'Auvergne. En 1764, l'hôtel devient la propriété du comte de Caraman puis, en 1820, du comte de La Rochefoucauld, ambassadeur de France, qui le transmit ensuite à son fils, le duc d'Estissac, dont les descendants le conservèrent jusqu'en 1929. Il fut alors acheté par la Fondation de la Maison de la Chimie, reconnue d'utilité publique par décret du 12 août 1928 et chargée de réaliser une institution vouée à encourager les échanges entre les sociétés savantes et l'industrie chimique. Cette fondation fit aménager dans le style Art Déco les deux ailes en retour sur la cour et restaurer le corps central et ses décors intérieurs. La Maison de la Chimie abrite aujourd'hui des colloques et des conférences.

33 – Ex hôtel de la Panouse, acheté par le ministère de l’agriculture.
34 – Vieille maison, porte cloutée.

35 - Hôtel de Broglie : Remarquable surtout pour les transformations effectuées au milieu du xixe siècle par Gabriel-Hippolyte Destailleur pour le comte Joseph Othenin d'Haussonville et son épouse née Louise-Albertine de Broglie. Abrite aujourd'hui le ministère des droits des femmes. Il a conservé sa magnifique porte sculptée, munie de ses heurtoirs et une partie de ses façades, en particulier celle donnant sur le jardin, visible de la rue Las-Cases.

39 – Ambassade d’Autriche jusqu’en 1847. Hôtel du duc de Périgord en 1860.
41 – Hôtel de la Vallière en 1787.
43 – Hôtel de Ravannes en 1745.

45 - Hôtel de Montmorency-Luxembourg : Construit en 1829-1830 dans le style de Palladio pour le prince Édouard de Montmorency-Beaumont-Luxembourg par l'architecte Joseph-Antoine Froelicher. Il a été gravé par Normand. Acquis en 1919 par le Crédit national qui y installa ses bureaux au prix de profondes dénaturations. Hôtel de l’Evêque de Comminges en 1728, du duc d’Estouteville en 1752, du Roure en 1787, du maréchal comte Reille en 1842.

47 – Restes de l’Hôtel de Seignelay de 1785. Hôtel Demonville en 1812.
49-51 - Hôtel de Seignelay : Remanié en 1768 par Pierre Mouret. Au fond de la cour, hôtel du XVIIIe.

53 - Hôtel Kinski : Il ne reste rien de l'hôtel construit en 1769 par Claude-Nicolas Ledoux pour la présidente de Gourgues. L'hôtel actuel, extrêmement remanié, comprend au rez-de-chaussée un grand salon qui a conservé un décor xviiie siècle exécuté pour la princesse Kinski, propriétaire en 1773, notamment un plafond peint en 1779 par Simon Julien. En 1801, l'hôtel est loué pendant trois ans à l'écrivain anglais William Beckford. Il appartient ensuite au maréchal Lannes. Au xixe siècle, il est la résidence de l'écrivain Charles de Pomairols (1843-1916) qui y tient un salon littéraire. Il est acheté en 1919 par le banquier Louis Louis-Dreyfus, qui réalise des travaux dans le bâtiment sur rue. Réquisitionné sous l'Occupation, l'hôtel devient propriété de l'État en 1945. Après avoir abrité des services du ministère de la culture (direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles), il est mis en vente par l'État en septembre 2006 et acheté par cheikh Hamad ben Jassim Al Thani, membre de la famille régnante du Qatar, pour la somme de 28 millions d'euros, soit la moitié de l'estimation1. Édifié sur une parcelle de 4 137 m², l'hôtel, d'une superficie de 3 509 m², comprend un parc paysager de 2 400 m² avec grotte artificielle et pièce d’eau.

54 – Vieille maison
55 - Siège du ministère délégué à la Famille. Petit hôtel de Monaco construit pour le comte de Valentinois. Escalier et statues.
 
57 - Hôtel de Monaco : Il ne reste sans doute rien, et en tout cas rien de visible, de l'hôtel construit en 1772 par Alexandre-Théodore Brongniart pour Maria Caterina Brignole Sale, princesse de Monaco, et qui abrita au xviiie siècle l'abbé Arnauld de Pomponne et, sous l'Empire, le maréchal Berthier, prince de Wagram. La construction actuelle, édifiée par Achille-Jacques Fédel, est une reconstruction, sans doute inspirée des dessins originaux de Brongniart, exécutée pour le banquier William Hope entre 1838 et 1841. En 1838, Hope acheta à la princesse d'Eckmühl, veuve du maréchal Davout, son grand hôtel du no 121 (loué depuis 1826 à l'ambassadeur d'Autriche), ainsi que plusieurs maisons avoisinantes et une petite église dédiée à Saint-Valère. Il fit construire un ensemble de bâtiments numérotés 129-131-133. Le no 131 fut loué à l'ambassade de Sardaigne et le reste forma sa résidence. Les travaux durèrent jusqu'en 1841 et coûtèrent 7 millions et demi de francs. La propriété s'étendait sur 12 000 m2 avec jardins, serres, bassins, pavillons, écuries pour 35 chevaux, manège. Pour l'hôtel principal, le plus grand luxe avait été déployé. Aux décors du xviiie siècle furent susbtitués des pastiches xixe siècle d'une richesse écrasante. Le grand salon, entièrement tendu de damas de soie rouge, avait un mobilier d'ébène enrichi de bronzes dorés. Hope disposait de trois salles à manger : une pour 6 personnes, une pour 25 personnes, en acajou, et une pour 200 personnes. La salle de bal s'inspirait des modèles versaillais, avec colonnes et pilastres ioniques, plafonds ornés de peintures de Narcisse Diaz de la Peña. À la mort de Hope, ses biens passèrent par héritage à un ami britannique qui mit aussitôt l'hôtel en vente ; il fut adjugé au baron Achille Seillière, banquier, qui y vécut avec luxe et le légua à sa mort, en 1873, à sa fille Jeanne, princesse de Sagan par son mariage avec Boson de Talleyrand-Périgord. Ce dernier y donna des fêtes magnifiques. A la mort de la princesse de Sagan, l'hôtel fut acheté par un célèbre marchand d'art, Jacques Seligmann (1858-1923). En 1936, l'hôtel fut racheté par le commissariat de l'Exposition Mondiale organisée alors à Paris pour y installer l'ambassade de Pologne alors située quai de Tokyo, sur un terrain nécessaire à l'Exposition spécialisée de 1937, où fut édifié le Palais de Tokyo. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand y installa son institut culturel, sans que le bâtiment subît de dégâts importants. Hôtel altéré. Sa façade sur jardin et la décoration d’un salon restent classés. Cour.

59 – Hôtel de Kinsky de 1785. Restes de décorations de Cauvet.
62 – Marché du Gros-Caillou depuis 1876.
66 – Vieilles maisons dans la cour.
68 – Vieille maison.
71 – Ancien Hôtel du recrutement du gouvernement militaire de Paris, construit sur l’emplacement de la boucherie des Invalides.
74 – Vieille maison, toit curieux par ses mansardes.
81 – Ancien Cabaret du Canon-Royal, ouvert sous la Régence, qui, avec l’Auberge du Soleil d’or, fut le centre de la conspiration du camp de Grenelle.

106 – Emplacement de l’Hôpital militaire du Gros-Caillou.
109 – Hospice Leprince de 1829.

123 - Hôtel de Béhague : Construit en 1866 pour le comte Octave de Béhague par Gabriel-Hippolyte Destailleur et agrandi en 1895-1904 par Walter-André Destailleur pour Martine-Marie-Pol de Béhague, comtesse de Béarn. Abrite aujourd'hui l'ambassade de Roumanie. Boiseries, salle de théâtre hispano-mauresque
 
129-131 - Fontaine du Gros-Caillou, dite aussi de Mars : Construite en 1806 sur un dessin de l'ingénieur François-Jean Bralle (bas-relief de Pierre-Nicolas Beauvalet), elle fait partie d'un ensemble de 15 fontaines commandées par Napoléon Ier. Inscrite à l’inventaire des Monuments historiques.

Adresse
Rue Saint-Dominique
75007 PARIS

GPS
Latitude : 48.859946
Longitude : 2.312246

Comment s'y rendre
Métro : Solferino (ligne 12)
Bus : 68/69/84/94 arrêt Solferino-Bellechasse, 69 arrêt Bourgogne, 69 arrêt Esplanade des Invalides, 69 La Tour-Maubourg-Saint-Dominique, 69 arrêt Saint-Pierre du Gros-Caillou, 69/80/92 arrêt Bosquet-Saint-Dominique

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Sources
Dictionnaire Historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2010