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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DE L'UNIVERSITE
 
 
 
 
La rue de l'Université
La rue de l’Université est une rue du septième arrondissement. Elle commence rue des Saints-Pères et se termine allée Paul Deschanel. Elle mesure 2785 mètres.
 
 
Son utilisation remonte à l’époque de l’abbaye de Saint-Germain des Prés, dont le Pré aux Clercs fut la première bande de terrain qui fut utilisée pour se déplacer. Dès 1368 un nom est donné à cette bande de terre de 1200 mètres de long. Le lotissement fut autorisé dès 1629 et elle fut nommée rue de l’Université pour la première fois en 1640. Elle est bordée de nombreux immeubles remarquables.
 
3 – En 1639, hôtel du conseiller au parlement Pierre Pithou, puis de son gendre Nicolas Durand de Villegagnon et, en 1675, du conseiller au parlement Henri de Bullion, marquis de Courcy, qui mourut en 1689. Hôtel de Beaupréau en 1775. Porte.
 
4 – Dans cette maison qui avait appartenu à Anne Le Vau, sœur de Louis Le Vau, morte en 1679, habitait en 1689, Louis de Melun, marquis de Maupertuis. Celui-ci était, depuis 1684, capitaine-lieutenant des Mousquetaires-Gris, dont la caserne était voisine. Elle appartint, en 1680 à Hubert Graillet, gendre d’Anne Le Vau. Le vestibule est remarquable.
 
5 – Hôtel construit en 1657, pour François d’Harville des Ursins, marquis de Paloiseau. Ce fut l’hôtel de Pomponne en 1709, de Rohan-Guéménée en 1775, de Rohan-Montbazon en 1787. Porte et cour remarquables.
 
6 – Egalement propriété de la sœur de Louis le Vau, vendu en 1706 à Antoine Cotelle, vers 1730, il appartint à sa veuve. En 1757 il fut la propriété de Faget, maître en chirurgie. Hôtel de Montmorency en 1787. Façade remarquable.
 
7/9 – Emplacement d’un hôtel détruit en 1845 par le percement de la rue du Pré-aux-Clercs. Il avait été construit en 1639 par Le Vau, pour le président de la Chambre des Comptes, Jean Tambonneau. Il appartint en 1724 au prince de Pons. Il fut habité en 1793 par Claude Chappe qui y installa le service de son télégraphe par signaux. L’administration télégraphique occupait encore cet hôtel en 1834. Vendu en 1842, l’hôtel fut ensuite démoli.
 
8 – Cette maison appartint dès 1710 à la famille de Clairac, Façade remarquable

10 – Maison ayant appartenu au peintre et graveur à l’eau forte Samuel Bernard (1615-1687), élève de Vouet. Il quitta cet hôtel vers 1685. Il fut occupé ensuite :
    En 1696 par le comte d’Egmont,
    En 1710 par le marquis d’Hallot,
    En 1711 par l’intendant d’Alsace, Félix le Peletier de la Houssaye (1663-1723)
    En 1730 par Gabriel-Bernard de Rieux (1687-1745), président au parlement
    En 1736 par l’abbé Franquini, envoyé du grand duc de Toscane,
    En 1743 à la veuve du comte de Valence dont le fils Bernard-Henri de Boulainvilliers le loua en 1749 à Louis d’Aumont, duc d’Humières.
 
11 - Petit hôtel Tambonneau, intéressant immeuble sur rue qui fut vers 1844, le siège de la Fondation Hugot du Collège de France. Cet hôtel avait été habité en 1750 par Etienne Roujault puis par son fils. Bas-reliefs de l’entrée, couloir, escalier remarquables.
 
12 – Maison ayant appartenu à Samuel Bernard, comme le 10.
 
13 - Hôtel de Feydeau de Brou, construit en 1713 pour Marie-Anne Voysin, veuve de Messire Denys Feydeau, seigneur de Brou, président au Grand Conseil. L'hôtel est notamment la résidence parisienne de Paul Esprit Feydeau de Brou (1682-1767), garde des sceaux de France.l’ambassade de Venise l’occupa en 1772. Il abrite par la suite une manufacture de glace et une académie à monter à cheval, puis le service hydrographique de la Marine en 1817 qui y effectue d'importantes transformations qui dénaturent complètement le bâtiment originel. De 1971 à 1978, l'hôtel est entièrement démoli, à l'exception de la cour, du portail et de la façade pour accueillir l'École nationale d'administration, puis à partir de 2007, l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (Sciences Po).
 
14 – Maison construite en 1663 pour Jean Petitot qui l’habita en 1681 jusqu’en 1687. L’hôtel resta dans sa famille jusqu’en 1757.
 
15 - Hôtel d'Aligre ou de Beauharnais, construit en 1681 pour Jacques Laugeois d'Imbercourt. En 1708, il fut propriété du président au parlement Achille de Harlay, puis il redevint en 1716 la propriété de la famille d’Aligre. Le décor intérieur a été exécuté vers 1806 pour Claude de Beauharnais qui le possédait depuis 1812, peut-être par Charles Percier et Pierre-François-Léonard Fontaine.
 
16 - Maison ayant appartenu à Jean Petitot. Boutique dans le style de la Renaissance, début du xixe siècle.
 
17 - Hôtel Bochart de Saron, construit en 1639 pour François Lhuillier et surélevé d'un étage en 1650. En 1769, Jean Baptiste Gaspard Bochart de Saron (1730-1794), premier président du parlement de Paris et cousin des Lhuillier, fait reconstruire l'hôtel à partir des anciens bâtiments par l'architecte Joseph-Abel Couture et l'entrepreneur Mathias Pasquieret y adjoint la partie entre cour et jardin ainsi que la folie. Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord y habite à son retour des États généraux de Versailles en 1789 jusqu'en 1792, date de son départ pour l'Angleterre. Au xixe siècle, Jean François Aimé Dejean, général de la Révolution française, y meurt le 12mai1824, puis l'hôtel appartient à Marguerite Wilson, qui l'a hérité de ses parents et y établit sa résidence parisienne. Il appartient aujourd'hui aux éditions Gallimard, depuis 1945. La façade sur cour est ornée de guirlandes au-dessus des fenêtres du premier étage. Œil-de-bœuf de l’attique central. La façade sur jardin, visible de la rue de Montalembert, présente un avant-corps à pans coupés également décoré de guirlandes. Escalier remarquable.
 
18 - Immeuble de rapport construits vers 1666 pour l'hospice des Incurables. Cour, escalier, parquets remarquables.
 
19 – Hôtel de Mortemart en 1775, de Mesrigny en 1787, du maréchal de Bourmont en 1825. Aujourd’hui Hôtel Didot-Bottin.
 
20 – Immeuble de 1668. Hôtel remanié avec balcon.
 
21 - Hôtel de Bragelonne ou de Cambacérès, construit en 1639 pour Thomas de Bragelonne, premier président du Parlement de Metz en 1674, amputé par le percement de la rue Sébastien-Bottin. En 1818, à son retour d'exil, Cambacérès acheta cet hôtel à son ami le général Antoine François Andréossy et y résida jusqu'à sa mort en mars 1824. L'hôtel a abrité des services du ministère de l'Économie et des Finances (direction générale des douanes et des droits indirects) avant d'être cédé en 2007 à un fonds d'investissement. Porte à fronton, façade latérale visible du 2 de la rue Sébastien Bottin et façade postérieure, avec fronton arrondi, visible du 2 de la rue Montalembert sur laquelle cette façade se présente en biais. Vestibule, escalier remarquables ; Hôtel classé. Institut des Lettres et des Manuscrits
 
23 - Hôtel Picques en 1657 construit pour Jean Levasseur, secrétaire du Roi, au milieu du xviie siècle (direction générale des douanes et des droits indirects).
 
24 - Hôtel de Sénecterre, hôtel de rapport construit par Thomas Gobert en 1685, remanié en 1777 par Nicolas Ducret et Denis-Claude Liégeon. Sur rue, deux bâtiments ont été réunis en 1837 par l'architecte Moitié pour le baron Nougarède de Fayet. Siège du ministère du commerce et de l'artisanat. Porte du XVIIIème, façade sur rue du début du XIXème. Les façades sur cour, le vestibule, l’escalier et la décoration XVIIIème de l’ancienne salle à manger sont classés.
 
25 – Emplacement de l’hôtel de l’Université où Alexandre Dumas père habitat en 1830.
 
33 - Hôtel Le Vayer, bâtiment élevé après 1845 dans le style Louis XV par Henry Froelicher pour le comte Aymar de Nicolaï, marquis de Bercy, sur l'emplacement d'un hôtel édifié avant 1717 pour le président François Duret (appelé successivement hôtel de Cosnac, 1730, de Nesle, 1745 et de Montesquiou). Portes cochères jumelles avec vantaux finement sculptés, surmontées de têtes de faune sortant d’une coquille garnie de feuillage, consoles, balustres, façade sur cour, balcon, mascarons, escalier, façade sur jardin remarquables.
 
38 – Ancien hôtel.
 
41  - C'est ici, à son domicile parisien que meurt subitement le 16 décembre 1897, l'écrivain Alphonse Daudet.
 
51 - Hôtel de Longueil (dit aussi de Maisons, puis d'Angervilliers, puis de Soyécourt, puis Pozzo di Borgo), construit par Pierre Cailleteau dit « Lassurance » à partir de 1706 pour le président François Duret qui le revend en 1707 à Claude de Longueil, marquis de Maisons. L'intérieur est transformé en 1749-1751 par Pierre Mouret pour Louis-Armand de Seiglières de Belleforière, marquis de Soyecourt. Boiseries du grand salon sculptées par Jacques Verberckt peut-être avec l'aide de Jean Liottier. Portail de 1783-1784 longtemps attribué à Claude-Nicolas Ledoux. L'hôtel est remanié au xixe siècle par Joseph-Antoine Froelicher pour la famille Pozzo di Borgo. Il est aujourd'hui divisé en appartements. Karl Lagerfeld y a longtemps vécu. Résidence de Philippe Pozzo di Borgo, il a été vendu le 21 avril 2010 à l'État Gabonais pour environ 100 millions d'euros dans des circonstances douteuses. Le président du Gabon Ali Bongo serait le principal bénéficiaire de la transaction. L'hôtel particulier dispose d'un site de présentation.
 
54 – Vieille maison.
 
56 – Vieille maison. Mansardes.
 
60-64 – Hôtel d’Avejean.
 
66 – Hôtel de Poulpry. En 1700, François Duret (1637-1710), receveur général de Bourgogne et lotisseur du quartier acheta à Madame Paget un terrain ayant appartenu à Jacques Potier et y fit construire un hôtel donnant au 68 rue de l’Université, une maison de rapport à l’angle des rues de l’Université (66) et de Poitiers (12) et un autre hôtel rue de Bourbon (67 rue de Lille). Décoration XVIIIe de quelques salons.
 
78 - Hôtel Hocquart, construit en 1754 dans un style Louis XV tardif rappelant les constructions de Contant d'Ivry par l'architecte Jean Damun, de même que l'hôtel semblable du 75 rue de Lille (anciennement rue de Bourbon) qui lui fait face et en est séparé par leurs jardins. Cette opération faisait partie d'une spéculation immobilière montée sur des terrains ayant appartenu à Jules Hardouin-Mansart, entre la rue de Bourbon et la rue de l'Université, par le banquier Pierre Salle, Pierre-Louis Brunet et Le Franc de Jettonville. L'avant-corps central de l'élévation sur jardin, à trois pans, est orné de pilastres ioniques. Après avoir abrité le siège de la Compagnie du Midi, l'hôtel a été restauré dans les années 1980 pour la compagnie « La Prévoyance vie » par l'architecte Francis Chirot et le décorateur Jean Prudhomme-Bené. Abrite le bureau de représentation de Taipeh en France. Mascarons et écussons du comte de Laubespin (1810-1896) au-dessus de la porte. Façade sur cour, ferronneries.
 
79 – Jardins de l’Hôtel de Brienne.
 
80 – Hôtel de Nointel en 1705, de Stainville en 1760, de Talleyrant en 1787. Habité par Lamartine en 1843, époque à laquelle il rompit avec les conservateurs et où il commença à écrire son Histoire des Girondins. Hôtel remanié.
 
85/87 – Place du Palais-Bourbon
 
98 : locaux du CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po (laboratoire de la Fondation nationale des sciences politiques, associé au CNRS depuis 1968).
 
101 : Immeuble Jacques Chaban-Delmas construit en 1974, afin d'abriter sur sept étages, les bureaux personnels des députés de l’Assemblée nationale et de leurs collaborateurs. Édifice rénové en 2008, il est relié au Palais Bourbon par un passage souterrain.
 
102 : Hôtel de Locmaria (1730) démoli en 1959.
 
108 : Fond du jardin de l'hôtel particulier no 121 rue de Lille.
 
126-128 : Palais Bourbon et hôtel de Lassay, siège de l'Assemblée nationale.
 
133bis : Siège national du MoDem.
 
135 : Conservatoire municipal de musique et résidence pour personnes âgées, construits par Christian de Portzamparc (1984).
 
147 : Siège de l'Institut national de la recherche agronomique.
 
167 – Villa Bosquet
 
182 - Ici, Auguste Rodin avait un atelier du Dépôt des marbres.
 
200 - Palais de l'Alma dont l'entrée principale se trouve sur le quai Branly
 
204 - À cette hauteur, la rue de l'Université longe la façade et l'entrée sud du Musée du quai Branly
 
Adresse
Rue de l’Université
75007 Paris
 
GPS
Latitude : 48.862035
Longitude : 2.313815
 
Comment s'y rendre
Métro : Assemblée Nationale, Solferino (ligne 12), Musée d’Orsay (ligne C)
Bus : 39/93 arrêt Jacob, 63/73/83/84/94 arrêt Lille/Université
 
Plan
 
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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2014