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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DES FRANCS-BOURGEOIS

La rue des Francs Bourgeois


La rue des Francs-Bourgeois est située à Paris, dans le quartier du Marais, marquant la limite entre le 3e et le 4e arrondissement. Elle va de la place des Vosges au carrefour de la rue Rambuteau et de la rue des Archives.


Cette rue sépare donc en partie les 3e et 4e arrondissements de Paris, les numéros impairs appartenant au 4e et les pairs au 3e. Les velléités d'élargissement de la voirie parisienne au XIXe siècle ont obligé à bâtir les immeubles de cette époque en retrait de l'alignement ancien de la rue. Beaucoup de vieux bâtiments y subsistant, les ruptures d'alignement sont fréquentes au long de la rue, formant des recoins qui servent généralement au stationnement. La rue est attestée dès le XIVe siècle. Les voies qu'elle a absorbées au XIXe siècle, dans le prolongement du tronçon historique, sont presque toutes de la même époque. Longtemps les hôtels et bâtiments qui la bordent ont été occupés par des ateliers et des industries qui en rendaient la fréquentation peu agréable ; cette rue est désormais une voie très commerçante avec de nombreux magasins de mode haut de gamme. En 2018, l'intersection avec la rue Vieille-du-Temple prend le nom de « place Monique-Antoine ». La rue des Francs Bourgeois tient son nom d’une maison d’aumône construite au XIVème siècle pour y loger des pauvres bourgeois « francs d’impôt ».

1 – Vieille inscription du nom de la rue de l’Echarpe, nom dû à l’enseigne d’un cabaret.

14-16 – Hôtel Carnavalet. Les bâtiments neufs ne bordure de la rue des Francs-Bourgeois ont été construits en 1889. La porte de cet hôtel sur la rue est l’ancien arc de Nazareth, de 1550, porte voûtée qui, dans l’enceinte du palais de justice, chevauchait la rue de Nazareth et reliait la Chambre des Comptes à ses archives. On aperçoit dans la cour, à gauche, la façade du Bureau des Drapiers, de 1650, et, en face, un pavillon de l’Hôtel de Choiseul, de 1679.

23 – Boulangerie inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1984

23-25 – Jardin de l’Hôtel de Lamoignon.

26 - Hôtel Mortier de Sandreville, appelé également « hôtel Mortier », « hôtel de Sandreville » ou « hôtel Le Mayrat » : construit en 1585, puis remanié en 1767, dont la façade est classée depuis 1981 comme monument historique.

28 – Institut Européen supérieur de Gestion.

29 - Boulangerie inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1984.

29 bis et 31 - Hôtel d'Albret. La première pierre de cet édifice est posée par le connétable Anne de Montmorency vers 1550. Devenu la propriété d'Henri du Plessis-Guénégaud, il subit des transformations sous la direction de François Mansart. Guénégaud le cède à son beau-frère, César Phœbus d'Albret. En 1700, la façade est refaite en l'état actuel par Vautrain. À la fin du XVIIIe siècle, l'hôtel est transformé en atelier de fabrique de luminaires. Il est racheté par la ville de Paris en 1989. Après restauration, il devient le siège de la direction des affaires culturelles de la ville de Paris. Classé comme Monument Historique en 1889.

30 - Hôtel d'Alméras. Classé comme Monument Historique en 1978. Hôtel bâti en 1583, pour Jean de Fourcy, conseiller du Roi, trésorier général de France, qui le vendit en 1610, à Pierre Alméras, conseiller du Roi. Il appartint ensuite à son fils Pierre, général des Postes, puis en 1699, à Pierre Langlois, puis aux siens jusqu’en 1770, année où il fut acheté par de Mascrany de la Valette qui le possédait encore à la Revolution. Cet hôtel connu sous le nom d’Hôtel d’Alméras, est un spécimen de l’architecture du temps d’Henri IV. Sa porte monumentale sur rue avec ses vantaux et ses façades sur cour sont classées. Le buste moderne de la façade du fond rappelle que derrière cet hôtel, en bordure de la rue Barbette, était celui de François-Annibal d’Estrées, frère de la belle Gabrielle. Cour et escalier remarquables.

31-33 – Enceinte Philippe Auguste classée Monument historique en 1889

33 - Hôtel Barbès, ancien Hôtel de Seré, datant du XVIIe siècle. La façade sur rue a été refaite au XIXe siècle. Menacé de démolition en 1961, il fut sauvé grâce à une pétition des Amis du Marais.

34 et 36 - Hôtel de Poussepin, Centre culturel suisse. L’Hôtel a été bâti en 1603 par Jean Alméras. Passé en 1660 à Dreux Poussepin, écuyer et resta plus d’un siècle dans cette famille qui, issue de la corporation des merciers, s’éleva par degrés jusqu’à la noblesse. Loué, en 1755, à Henir-Nicolas Le Baillif, conseiller du roi, auditeur de la Cour des Comptes, qui l’acheta, en 1766, 45000 livres, il appartint, pendant la Révolution, à un ex-maître des comptes, puis à un marchand-bonnetier

35 et 37 - Hôtel de Coulanges et Maison de l'Europe de Paris. Le jardin des Rosiers - Joseph-Migneret est accessible par le hall de la Maison de l'Europe à ces numéros. Également Hôtel Le Tellier inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1961. Les mascarons de la façade sur cour sont classés. Escalier remarquable.

38 - Entrée de l'impasse des Arbalétriers avec une borne historique rappelant le meurtre de Louis d'Orléans en 1407. Les maisons à encorbellement sont de 1603 à droite et 1610 à gauche.

39 - La Société des Cendres (1866), lieu où l'on récupérait les métaux précieux se trouvant parmi les déchets des bijoutiers et orfèvres. Réhabilité en 2014 en magasin de vente de vêtements. Au sous-sol, un petit musée expose quelques éléments de l'ancienne installation.

44 – L’Hôtel Hérouet, ayant appartenu à Jean Hérouet. Classé 1908.

51 - Pour accéder aux entrées A, B, C et D de leur immeuble, les résidents doivent emprunter une allée en équerre allant de la rue de l’Abbé-Migne à la rue des Blancs-Manteaux.

53 - Entrée nord de l’Eglise Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux.

53 bis – Restaurant « Le Dôme du Marais »

54 - Hôtel de Jaucourt, aujourd'hui occupé par le Service interministériel des Archives de France.

55 et 57 - Mont-de-piété (Crédit municipal de Paris), installé sur une partie du Couvent des Blancs-Manteaux, à l'emplacement d'une partie de l'ancienne enceinte de Philippe Auguste. Une tour, la tour dite « de Pierre-Alvart », est visible de la porte du no 57 bis. Restaurée en 2014. Dans la cour du 55, inscription relative à l’enceinte de Philippe Auguste. La tour du 57 a été reconstruite en 1885

56 - Maison Claustrier, bâtie sur les plans de Mansart de Sagonne, et hôtel de Fontenay, occupé par le Service interministériel des archives de France. Balcon classé 1928.

58 - Hôtel Le Tonnelier de Breteuil, datant de 1626, annexé à l'hôtel de Soubise en 1862.

58 bis : Hôtel d'Assy, ancien hôtel Marin de la Châtaigneraie, de 1701, également annexé à l'hôtel de Soubise. Hôtel de Fontenay. Hôtel de Breteuil.

60 : Hôtel de Soubise (Archives nationales).

Adresse
Rue des Francs-Bourgeois
Paris III et IV

Comment s’y rendre
Métro : Rambuteau (ligne 11), Hôtel-de-Ville (lignes 1, 11), Chemin Vert (ligne 9)
Bus : la ligne de bus 29 parcoure la rue des Francs-Bourgeois.
Arrêt Archives-Rambuteau à hauteur du 60
Arrêt Rue Vieille du Temples à hauteur du 44
Arrêt Payenne à hauteur du 25
Arrêt Place des Vosges à hauteur du 2

Plan



Liens
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Liens externes
http://paris1900.lartnouveau.com/paris04/rues/rue_des_francs_bourgeois.htm

Sources
Wikipedia
Dictionnaire historique des rues de Paris
Photo R.Desenclos 2008
L’Hôtel d’Hérouet