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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE DU BAC

La rue du Bac


Longue de 1 150 mètres, la rue du Bac part des quais Voltaire et Anatole-France et se termine rue de Sèvres. La voie doit son nom au bac établi vers 1550 sur l'actuel quai Voltaire et qui transportait au XVIe siècle les blocs de pierre destinés à la construction du palais des Tuileries ; il traversait la Seine à l'emplacement de l'actuel pont Royal.


La rue a d'abord été appelée « grand chemin du Bac », puis « ruelle du Bac » et « grande rue du Bac ». Elle a été construite sous Louis XIV à l'emplacement du pont Rouge, édifié en bois à partir de 1632 par le financier Le Barbier, sur décision de Louis XIII, après qu'il a assisté à un accident du bac.

1 - Immeuble construit par Auguste Rolin et C. La Horgue en  1882-1883. À cet emplacement s'élevait l'hôtel particulier de Charles de Batz de Castelmore, comte d'Artagnan. Capitaine lieutenant des Mousquetaires de Louis XIV, tué au siège de Maestrich en 1673. Une plaque sur l'immeuble le rappelle.

2-4 - Caisse des dépôts et consignations.

L'ensemble d'immeubles qui forment le siège de la Caisse des dépôts et consignations a été construit à l'emplacement de plusieurs hôtels édifiés par Robert de Cotte au début du XVIIIe siècle, dont l'un probablement pour lui-même et un hôtel de Mailly-Nesle, qui occupait l'angle avec la rue du Bac. Cet hôtel est l’Hôtel de Belle-Île dont l’entrée principale se trouve au 56, rue de Lille. Ébranlés lors des travaux souterrains de construction du chemin de fer d'Orléans, ces hôtels furent démolis et remplacés, à la fin du XIXe siècle, par les bâtiments actuels de style Louis XV, sur lesquels a été remonté (à l'angle du quai et de la rue du Bac) un fronton sculpté représentant « Minerve protégeant l'architecture et la sculpture », provenant de l'un d'entre eux, peut-être celui de Robert de Cotte. La construction actuelle est tantôt datée 1890-1896 et attribuée à Eudes, tantôt datée 1902-1903 et donnée à Pierre-Félix Julien. Le plus probable est que ces deux architectes y ont participé en deux campagnes de travaux. Dans la cour du 3, la Caisse des dépôts a installé une sculpture de Jean Dubuffet, Réséda (conçue en 1972, réalisée en 1988).

40
- Le portail de cet immeuble ouvre sur un passage perpendiculaire à la rue du Bac. En fond de parcelle : Hôtel Le Play, fin du xixe siècle (propriété de l'État) ; dans le passage : Hôtel Cochin (Charles de Montalembert y a vécu).
L’hôtel Le Play est mitoyen de l’hôtel de Roquelaure. Il est construit dans les années 1860 par les époux Durand-Fornas sur un terrain ayant appartenu au maréchal Kellermann. L'hôtel est vendu au sénateur Albert Le Play (le fils de Pierre Guillaume Frédéric Le Play) en août 1896. Il est loué par l’État en 1943 (puis acheté à la suite d'une expropriation pour cause d’utilité publique prononcée le 17 février 1947) pour en faire une annexe du ministère de l’Équipement. En 2012, c’est le siège du cabinet du ministre délégué à la Ville, en 2015 du secrétaire d'État au Commerce extérieur, en 2016 celui de la Famille, la Petite Enfance et les Droits des femmes et en 2017 celui de la ministre auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports.

42 : Une très jolie cour, que l'on peut admirer de la galerie Maeght, située au rez-de-chaussée de l'immeuble, et un immeuble que Chateaubriand appréciait particulièrement.

44 : Hôtel Le Vayer : Transformé au xviiie siècle par l'architecte Gabriel de Lestrade. En 1932, André Malraux y a composé une partie de La Condition humaine (prix Goncourt 1933 ; plaque). Il le quittera le 22 juillet 1936, pour l'Espagne en guerre civile et définitivement après son divorce avec Clara Malraux. Le sculpteur américain Jo Davidson y a loué un appartement meublé. Maurice Couve de Murville y a habité.

46 : Le portail, dont les vantaux sculptés par Michel Varin représentent la Prudence et la Loi, est un témoignage des transformations réalisées pour Samuel-Jacques Bernard (1686-1753), comte de Coubert, fils du célèbre financier Samuel Bernard, dans un hôtel édifié en 1697-1699 pour Jean-Baptiste Voille par un des Bruand (voir Libéral Bruand). Ces transformations ont pris une grande ampleur à partir de 1739. D'abord confiées à Louis Fourcroy (†1735), qui construit en 1730 le bâtiment sur rue, elles ont probablement été conduites, dans un second temps, par François Debias-Aubry. Le décor intérieur, qui comprenait de somptueuses boiseries ornées de peintures de Carle Van Loo, Jean-Baptiste Oudry, Jean Restout, a été dispersé à la fin du xixe siècle. Des éléments ont été remontés au musée Jacquemart-André, à l'hôtel de Pontalba (41 rue du Faubourg-Saint-Honoré) et au château de Vaux-le-Pénil. Paul Barras y a habité en 1812. De même Louis Veuillot, polémiste ultramontain, fondateur de L'Univers , et Georges Darien, auteur du Voleur et de La Belle France, ont habité cet immeuble.

70 : Immeuble des années 1830-1840.

83-85 : Ancien monastère de l'Immaculée Conception ou des Récollettes, créé en 1637. Il occupait également l'emplacement des n 87 et 89 et de la rue de Grenelle, sur laquelle s'étendait le jardin.

97 Hôtel de Ségur (dit aussi de Salm-Dyck) : Hôtel construit en 1722 pour Pierre Henry Lemaître (par ailleurs propriétaire du château du Marais), peut-être par François Debias-Aubry. Le décor intérieur date en partie de cette époque. Dès 1726, l'hôtel est cédé à la maréchale-duchesse de Gramont, née Marie Christine de Noailles (1672-1748), qui y marie sa fille avec le duc de Ruffec, fils aîné de Saint-Simon. Au moment de la Révolution, il appartient au vicomte de Ségur. L'hôtel est occupé de 1786 à 1798 (avec des intermittences entre 1792 et 1795 puis à nouveau en 1796) par Madame de Staël. En 1809, il est acquis par le comte Joseph de Salm-Reifferscheidt-Dyck (fait prince de Salm en 1816) qui fait décorer l'appartement du premier étage (antichambre, salon, bibliothèque) en style Empire (v. 1810) par l'architecte Antoine Vaudoyer et le peintre Jean-Jacques Lagrenée (ensemble conservé et classé parmi les monuments historiques). La comtesse de Salm-Dyck, née Constance de Théis, y tient un célèbre salon littéraire.

101 : Hôtel de La Feuillade.
L’hôtel de La Feuillade est un charmant petit hôtel particulier bâti sous le règne de Louis XIV. L’hôtel de La Feuillade : la façade sur cour a été surélevée d’un étage. Ce petit hôtel entre cour et jardin est bâti sous le règne de Louis XIV pour le compte de l’hôpital des Incurables, qui prendra plus tard le nom d’hôpital Laënnec. Sous l’Ancien Régime, bon nombre de communautés religieuses s’improvisent « promoteurs » d’immeubles ou d’hôtels particuliers afin d’en tirer des revenus locatifs. A l’origine, quatre hôtels contigus sont édifiés rue du Bac, mais seul celui du 101 a survécu lors du percement de la rue de Commaille. L’hôtel a été occupé successivement par plusieurs familles aristocratiques dont les noms sont prestigieux. Les noms des premiers occupants nous sont inconnus car les archives de l’Assistance Publique ont brûlé sous la Commune de Paris. En 1779, l’édifice est loué par le comte et la comtesse de Vintimille de Luc, dont la cousine par alliance, la marquise de Vintimille, fut la favorite de Louis XV. Les Vintimille ayant émigré en 1791, tous leurs biens, y compris leurs beaux habits, sont vendus aux enchères. Sous le 1er Empire, l’hôtel est habité par Musset, membre du Conseil des Cinq-Cents, puis par le comte de Polignac. L’Assistance publique décide alors de mettre en vente tous ses biens n’ayant pas un caractère hospitalier. L’hôtel de la rue du Bac est acquis en 1812 par le comte Hubert d’Aubusson de La Feuillade, qui va lui laisser son nom. C’est lui qui fait bâtir le bâtiment sur rue et surélever l’hôtel d’un étage. Le logis, relativement modeste, comporte 4 travées. Il est encadré de deux pavillons, dont celui de gauche contient l’escalier et sa belle rampe en fer forgé. A l’intérieur subsiste au rez-de-chaussée un ensemble de boiseries de style Régence et de style Rocaille. Vendu plusieurs fois depuis, l’hôtel a appartenu à Amélie Trudon, veuve de M. Coustou, descendant du grand sculpteur Guillaume Coustou. Il est aujourd’hui la propriété de la famille d’Andigné. La cour de l’hôtel de La Feuillade est en principe ouverte en semaine.

102 : Hôtel de Sainte-Aldegonde : hôtel de la première moitié du xviiie siècle. Les façades sur rue et sur cour ; l'escalier avec sa rampe en fer forgé : inscription par arrêté du 30 novembre 1955.

106 : Siège de la Délégation catholique pour la coopération

108 : Square de La Rochefoucauld. Les terrains appartenaient aux ducs de La Rochefoucauld-Doudeauville. En 1910, la duchesse de Doudeauville, née princesse Louise Radziwill, fit construire d'importants immeubles de rapport. Le savant et astronome Pierre-Simon de Laplace a vécu à ce numéro ainsi que le rappelle une plaque. L'écrivain et ancien diplomate Romain Gary y a habité et s'y est donné la mort le 2 décembre 1980. Jean Seberg, après son divorce de Romain Gary, s'installera dans un autre appartement de l'immeuble.

110 : James Abbott McNeill Whistler,(1834-1903) artiste peintre a vécu dans cet immeuble de 1892 à 1901, (plaque). En fond de cour, atelier et habitation construits en 1812 pour lui-même par Louis-Pierre Baltard, père de l'architecte Victor Baltard.

118-120 : Deux hôtels jumelés dont les cours sont séparées par un mur mitoyen, construits en 1713-1715 par Claude Nicolas Lepas-Dubuisson pour la société des Missions étrangères de Paris. L'hôtel du 120 est connu sous le nom d’Hôtel de Clermont-Tonnerre, du nom du locataire à la fin du xviiie siècle. François-René de Chateaubriand s'y est installé en 1838 et y est mort en juillet 1848. Les portails, qui représentent les quatre parties du monde sur lesquelles s'exerce l'apostolat des Missions étrangères, sont d'une qualité exceptionnelle : ils sont dus probablement à l'ornementiste Jean-Baptiste Tureau dit Toro pour la sculpture sur pierre des tympans et au sculpteur Louis Dupin, qui a également exécuté une partie du décor intérieur, pour les vantaux des portes.

125 : Le peintre Jean-Baptiste Corot y est né.

128 : Missions étrangères de Paris : la chapelle a été construite entre 1683 et 1689 par le maître maçon Lepas-Dubuisson (père de l'architecte des nos 118-120). Le Grand logis, bâti sur l'arrière, date de 1732.Le jardin des Missions étrangères : Châteaubriand évoque dans plusieurs de ses écrits cet immense jardin privé de un hectare qui doit son existence au fondateur des Missions Etrangères, Bernard de Sainte-Thérèse. Evêque de Babylone, celui-ci a donné son nom à la rue de Babylone proche. Le jardin est planté de nombreuses essences rares, rapportées le plus souvent par les missionnaires en voyage au bout du monde. La création du jardin remonte au 17ème siècle, à l'époque de l'établissement du Séminaire des Missions étrangères, reconnu pour la formation de prêtres et de laïcs français destinés aux missions en Asie. Ce jardin "à la française" a été exécuté par un disciple de Le Nôtre après approbation du Maître, et n'a subi que très peu de modifications depuis.

136-140 : Anciens bâtiments constituant la Maison des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. Anciennement hôtel de Châtillon, saisi comme bien national et affecté à la congrégation par décret impérial. L'architecte Louis Emmanuel Aimé Damesme fut alors chargé de le réaménager et de construire la chapelle.

140 : Maison-mère des Filles de la Charité et Chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-miraculeuse, appelée couramment « chapelle de la rue du Bac », où la Vierge Marie serait apparue à Sainte Catherine Labouré en 1830.

Comment s’y rendre ?
Métro : Rue du Bac (ligne 12) et Sèvres-Babylone (lignes 10/12)
Bus : 69 du Pont Royal à la rue de Grenelle (arrêts Rue du Bac et Pont Royal/Quai Voltaire)

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Sources
Wikipedia
Paris Promeneurs
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