ARCHITECTURE - LE STYLE ROCAILLE

 

Le balcon de l'Hôtel de la Bussière

 

52, rue Saint-André-des-Arts, 6ème, l’Hôtel de la Bussière occupe l’angle avec la rue des Grands-Augustins, par François Debias-Aubry, 1737.

 

Les ornements rocaille, supposant l’intervention d’un sculpteur, sont plus rares sur les maisons bourgeoises que sur les hôtels. Mais quelques commanditaires cherchent précisément à trancher sur le voisinage par la qualité des ornements de leur demeure. Ici, l’angle arrondi où s’ouvre l’une des arcades englobant rez-de-chaussée et entresol, est accentué par un grand balcon à entrelacs porté par deux consoles calées par une tête de bélier encadrant le mascaron axial.

Le balcon de l'Hôtel d'Eynaud52, rue de l’Arbre-Sec, 1er, par P.F. Godot pour André Eynaud, 1717-1721. C’est l’Hôtel d’Eynaud dont les grands cartouches et clefs à têtes de bouc en alternance forment consoles sous le balcon du premier étage au chiffre « AE ». Rinceaux et coquilles à la clef des fenêtres cintrées.

42, rue François Miron, 4ème, maison de rapport, par l’architecte Pierre Vigné de Vigny pour Charles Joseph Abel de la Barre de Carroy, conseiller à la Cour des aides, 1742, avec un cartel de pierre dure portant une tête d’Hercule avec divers ornements, du sculpteur Philippe Cayeux.

4, rue Royer-Collard, 5ème, par René Baudoin pour les Jacobins, en 1734-1735. Reconstruction après un incendie.

9, rue Royer-Collard, 5ème, par le maçon Charles Granger et pour un marchand bourgeois en 1739. Rhabillage d’une maison plus ancienne avec des ornements de goût nouveau.

Liens
Retrouvez d’autres articles portant sur l’Architecture.


Source
Grammaire des immeubles de Paris
Photo R.Desenclos
Immeubles du 6-10, rue de Thorigny, 3ème. Le 10 est la première porte bleue.