LE STYLE NEO-RENAISSANCE

Le style néo-Renaissance

 

27, rue Victor Massé, angle de la rue Monnier, 9ème, par D’Avrange et Durupt, vers 1845.

Le style néogothique, qui s’impose dans l’architecture religieuse, touche peu l’architecture privée, et moins encore les immeubles de rapport que les hôtels particuliers.

 

 

La rupture est plus visible dans les immeubles néo-Renaissance. Les motifs pittoresques, plus ou moins librement inspirés du répertoire de la première Renaissance française – pilastres composites, frises et candélabres à fleurons, petites têtes émergeant des médaillons, mais aussi du style bellifontain – cartouches et cuirs découpés, viennent égayer les façades neuves du Paris romantique. L’immeuble situé à l’angle des rues Victor-Massé et Henri-Monnier est typique de cet éclectisme, peu savant, mais spectaculaire, dont la surabondance décorative tranche avec l’austérité néoclassique de la génération précédente. Les architectes d’Avrange et Durupt, qui signent deux immeubles d’une fantaisie décorative analogue – 23 et 27, rue Victor Massé , 1847, pourraient bien être les auteurs de cette composition.

28, Place Saint-Georges, 9ème, par Edouard Renaud, architecte, G. J. Garraud et A. Desboeufs, sculpteurs, Auguste et Henri Lechesne, ornemanistes en 1840-1841. Renaud éleva dans le même style les immeubles de rapport du 15-17, rue Rambuteau, 4ème. Il s’agit de l’Hôtel de la Païva.
Le style néo-renaissance

24, rue d’Enghien, 10ème, par Rivière.

8, rue Blanche, 9ème, une ordonnance à la vénitienne, encadrée de superbes pilastres à candélabres Renaissance, dont l’ordonnance est presque dupliquée au 41, rue Notre-Dame-de-Lorette.

37, boulevard Saint-Martin, 3ème.

4, rue de l’Arcade, 8ème.

45, rue de la Chaussée d’Antin, 9ème.

12, boulevard Beaumarchais, 11ème.

 

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Source
Grammaire des immeubles de Paris
Photo R.Desenclos
Immeubles du 6-10, rue de Thorigny, 3ème. Le 10 est la première porte bleue.