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LES BOULEVARDS

Les boulevards

 

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LE BOULEVARD KELLERMANN
 
 
 
 
Le boulevard Kellermann va de la Porte d’Italie à la Porte de Gentilly. Il mesure 1200 mètres. La démolition de l’enceinte Thiers a entraîné le percement de la poterne des Peupliers et de la porte d’Italie.
 
Il a reçu en 1864, le nom du maréchal de France François Kellermann (1735-1820), duc de Valmy. Il passe en remblai au-dessus du lit de la Bièvre à hauteur de la rue de la Poterne-des-Peupliers.

François Étienne Kellermann (1770-1835) est un général de division français du Premier Empire. Second duc de Valmy, il fut pair de France sous la Monarchie de Juillet. Kellermann entame sa carrière militaire, comme sous-lieutenant, dans le régiment de hussards commandé par son père François Christophe Kellermann. Il quitta rapidement ce régiment pour suivre, en 1791, le chevalier de Ternau, nommé ambassadeur aux États-Unis. Rentré en France en 1793, il se rendit auprès de son père, qui allait reprendre le commandement de l'armée des Alpes et d'Italie ; devint son aide-de-camp, fit en cette qualité la campagne des Alpes, assista au siège de Lyon, et partagea la disgrâce de son père quand Robespierre le fit incarcérer à la prison de l'Abbaye. De retour à Metz, auprès de son oncle, Monsieur de Marbois, il fut mis lui-même en état d'arrestation pour avoir correspondu, au sujet de son père, avec la maîtresse de l'hôtel des Princes, laquelle avait eu la lâcheté de livrer sa correspondance à la police. Interrogé par Barthélémy, maire de Metz, il exposa les faits avec franchise, soutint qu'il avait toujours été animé de sentiments patriotiques, et parvint à se justifier en invoquant un écrit qu'il avait publié à son retour d'Amérique, dans lequel il faisait le plus grand éloge des constitutions libres des États-Unis. Mis en liberté quelque temps après, Kellermann se rendit à Grenoble, et réclama auprès des députés de la Convention, Antoine Louis Albitte, Pierre-Claude Nioche, Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé, le commandement du bataillon des chasseurs des Hautes-Alpes, dont il était titulaire. Sur leur refus, il entra comme volontaire dans le 1er régiment de hussards.

La Porte d’Italie
La porte d'Italie est située dans le 13e arrondissement, au carrefour de l'avenue d'Italie, du boulevard Masséna, de l'avenue de la Porte d'Italie et du boulevard Kellermann, face au Kremlin-Bicêtre. La porte d'Italie est le point de départ de la route nationale 7 qui relie Paris à l'Italie, d'où son nom. La porte d'Italie occupe un emplacement situé entre les bastions 87 et 88 de l'ancienne enceinte de Thiers. Lors de la libération de Paris à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en plus de la porte d'Orléans, c'est par cette porte que certains des premiers éléments de la Deuxième Division blindée sont entrés dans Paris le 24 août 1944 : le premier Français libre fut en effet le capitaine Raymond Dronne, avec sa 9e Compagnie (« La Nueve ») (Régiment de marche du Tchad). La porte d'Italie est située à la limite du quartier asiatique de Paris et du quartier de la Maison-Blanche. Plusieurs grandes chaînes d'hôtels sont installées à la porte d'Italie du côté Kremlin-Bicêtre. Côté Paris, le quartier héberge des concessionnaires automobiles. À proximité se trouve un des accès au parc Kellermann.

1-3 – Centre Kellermann pour la formation rationnelle de la main-d’œuvre, construit en 1936-1938 par Houdin et Néhel.

1 – Le Square Robert Bajac.
Le square Robert-Bajac est un square du 13e arrondissement. Il est dédié à l'aviateur Robert Bajac.

7 - Le Parc Kellermann
Proche de la porte d'Italie, se trouve l'une des entrées du parc Kellermann, qui s'étend sur 5,6 hectares et se situe sur l'ancien lit de la Bièvre. Avant l'urbanisation du quartier, le terrain occupé par le parc Kellermann correspond au lit de la Bièvre, qui pénètre ici l'actuel territoire de la commune de Paris par la poterne des Peupliers juste après s'être divisé en deux bras. Dans les années 1840, la zone voit la construction de l'enceinte de Thiers, qui englobe alors la totalité de Paris. Le boulevard Kellermann est alors situé le long de l'enceinte. La zone immédiatement au sud des fortifications est un glacis, inconstructible. L'enceinte est obsolète dès la guerre franco-allemande de 1870 ; elle est démolie à partir de 1919. À partir du milieu des années 1920, la Zone, correspondant au glacis, est réaménagée et le parc Kellermann est créé en 1937 en prenant le nom du maréchal d'Empire François-Christophe Kellermann. Il est réaménagé en 1960.

17 - En 1982, est ouvert le second site dit « Kellerman » du Centre international de séjour de Paris

21 - Le jardin du Monument-aux-Mères-Françaises
Le jardin est créé en 1938 pour encourager la natalité françaises en honorant les mères, notamment celles qui ont dû élever seules leurs enfants après la mort de leurs maris lors de la Première Guerre mondiale. À cette fin, le jardin est tracé par l'architecte Paul Bigot autour d'un mail bordé de tilleuls menant à son extrémité à un imposant monument de style stalinien, qu'il a dessiné et intitulé Monument-aux-Mères-Françaises. Ce monument est composé de trois groupes de sculptures réalisées en pierre d'Euville par Henri Bouchard et Alexandre Descatoire. Le jardin est inauguré le 25 octobre 1938 par le président de la République française Albert Lebrun. Lors de l'inauguration des mouvements féministes avaient manifesté pour réclamer le droit de vote des femmes pour « les mères françaises, sublimes... mais non encore électrices ». Pendant la Deuxième Guerre mondiale les miliciens paradent devant le monument en 1943. Après la Deuxième Guerre mondiale, le monument fut jugé trop « pétainiste » et suscita des polémiques ; le jardins ne fut longtemps ouvert que pour la fête des mères lors de laquelle l'Union départementale des associations familiales (UDAF) organisa durant trente ans une cérémonie. Le jardin est depuis quelques années ouvert toute l'année sous l'impulsion de l'adjoint au maire et conseiller du 13e arrondissement, Yves Contassot, et accueille différentes manifestations de quartier (expositions photo, concerts, ateliers jardinage.

22 – La tour Chambord
La tour Chambord est un immeuble de 34 étages (96 mètres) situé dans le 13e arrondissement, achevé en 1975. Construit dans le cadre du projet Italie 13 durant le début des années 1970, l'immeuble est situé le long du boulevard Kellermann.

44-47 - Le boulevard franchit ensuite, en son point bas, la poterne des Peupliers qui était, du temps de l'enceinte de Thiers, à la fois poterne - c'est-à-dire petite porte - pour les circulations terrestres franchissant les fortifications, et poterne d'eau pour l'entrée de la Bièvre dans la capitale. Lors de la couverture de la Bièvre au début du XXe siècle, les poternes d'eau demeurèrent, mais souterraines. Cette poterne demeure aujourd'hui l'un des rares témoins de ces fortifications, bien qu'assez fortement remanié.

56-80 - La caserne Kellermann de la Garde républicaine est installée depuis 1975 à l'emplacement d'une ancienne usine de la Snecma, partiellement démolie lors de son départ pour l'Essonne. Cette usine avait été fondée à cet emplacement par Louis Verdet sous le nom de la Société des moteurs Le Rhône dans les années 1910, devenue en 1915 Société des moteurs Gnome et Rhône puis Snecma en 1945.

79 – Square Jean-Claude Nicolas Leforestier
Le jardin est créé en 1994 par le paysagiste Louis Benech. Il tire son nom de l'architecte paysagiste Jean Claude Nicolas Forestier. Il s'est également appelé jardin Thomire, à cause de la rue Thomire qui le longe à l'est.

97 - Juste avant la porte de Gentilly, se trouve le stade Sébastien Charléty, inauguré en 1939 à l'emplacement du bastion 85 des anciennes fortifications sur les plans de l'architecte Bernard Zehrfuss. Le stade sera ensuite complètement reconstruit en 1994 par l'architecte Henry Gaudin. À titre d'anecdote, il a été rapporté que le sculpteur Alexandre Falguière, mobilisé durant l'hiver 1870-1871 en ce bastion 85, y exécuta en neige et glace une statue de la Résistance le 21 décembre 1870, par une température de -20 °C. Le stade Sébastien-Charléty est un complexe omnisports de Paris, comprenant un stade d'athlétisme, de football et de rugby d'une capacité de 20 000 places, un terrain de football, une salle omnisports (salle Charpy) de 1 500 places, des salles spécialisées (musculation, gymnastique, dojo), huit courts de tennis et des courts de squash. Il abrite également la Maison du sport français, avec les bureaux du Comité national olympique et sportif français et la Fédération française d'athlétisme.

105 – Gymnase Charpy et Comité olympique français.
106 - En face, une discrète plaque rappelle que Pierre et Marie Curie vécurent dans une maison située à cet emplacement, maison démolie depuis. Gymnase Kellermann.
 
Adresse
Boulevard Kellermann
75013 PARIS

GPS
Latitude : 48.821052
Longitude : 2.352284

Plan

Comment s'y rendre
Métro : Porte d’Italie (ligne 7)
Bus : 47 arrêt Porte d’Italie, 57 arrêt Poterne des Peupliers, 21/67 arrêt Stade Charlety/Porte de Gentilly.
Tramway : T3a arrêts Porte d’Italie, Poterne des Peupliers, Stade Charlety-Porte de Gentilly.

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Liens
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2017
Photo du boulevard non disponible