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LES RUES

Les rues de Paris
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LA RUE BONAPARTE
 
La rue Bonaparte
 
 
 
La rue Bonaparte est une rue du sixième arrondissement qui commence au Quai Malaquais et se termine rue de Vaugirard. Elle mesure 1010 mètres. Elle existe depuis 1852.
 
 
1-3 – Hôtel de Chavaudon
Mme la marquise de Chavaudon a reçu, à titre de legs, de son parent, le comte de Chavaudon, la maison du 1, où est mort en 1794 Félix Vicq d'Azyr, l'un des fondateurs de l'Académie de médecine. Il avait succédé à La Sonne, comme premier médecin de la veine, et à Ballon, comme académicien. Obligé d'assister à la cérémonie où Robespierre proclama l'Être-Suprême, il s'y fatigua de manière à hâter vraisemblablement la rupture d'un anévrisme, qui l'enleva à 46 ans.
Le 3 dépendait du même hôtel ; il est exploité en maison meublée depuis quarante années. En 1789, le vicomte de Beauharnais, député aux, États Généraux, l'a eu pour domicile, durant l'absence de la vicomtesse, car la future impératrice s'est rendue à la Martinique, près de sa mère, sur la fin de l'année 1787. Beauharnais présidait la mémorable séance de la Constituante où fit reçue la nouvelle de la fuite du roi ; il passa à l'ordre du jour, et les affaires de la Nation suivirent leur cours accoutumé avec une imposante placidité.
 
2-4 - Emplacement de l'ancien hôpital de la Charité, également appelé hôpital des Frères-de-Saint-Jean-de-Dieu. Le peintre Edouard Manet y est né en 1832. Petite maison basse du milieu du XVIIe siècle et mansarde à poulie au 2.
 
5 - Portail monumental sur rue avec vantaux, façades sur cour et jardins, la décoration intérieure de deux salons du XVIIIe siècle sont inscrits depuis 1926. Le maréchal Hubert Lyautey y vécut de 1911 à 1934. Ancien Hôtel Bessan.
 
6 – Maison construite en 1629, pour Barbier, contrôleur général des bois de l’Ile-de-France, mais en fait le lotisseur et l’entrepreneur du quartier, le bâtisseur du Pont-Rouge (Pont-Royal). Elle appartint en 1650 à la famille Hillerin, puis en 1784 à Delaborne, conseiller du roi, et en 1829, à la famille Péan de Saint-Gilles. Maison remaniée et restaurée au XVIIIe siècle.
 
7 - Porte du 7 classée et vantaux du XVIIIe siècle (Inscrit MH (1927)). Hôtel du marquis de Persan, premier maréchal des logis du comte d’Artois en 1789. Monge y résida en 1803. Il était alors sénateur. Escalier en fer forgé.
 
8 – Maison habitée par Lacépède en 1801, époque à laquelle il publia son « Histoire des Poissons ».
 
9 - Les façades sur cour et jardins, toit plat, guirlandes sculptées, ailes arrondies sont inscrits.
 
12 - En 1946, s'ouvrit ici la galerie d'objets d'art M.A.I. qui fut vendue beaucoup plus tard, déménagea et ferma définitivement en 1991.
 
14 - Entrée sur la cour d'honneur de l'École des beaux-arts de Paris (Classé MH (1972)). Monuments classés : façade du château d'Anet (Classé MH (1914)), portique du château de Gaillon et portiques, sculptures (Classé MH (1921)), restes de l'hôtel de la Trémoille (Classé MH (1914)), arcades de l'hôtel Torpanne (Classé MH (1956)).
Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts.
14 L’Ecole des Beaux-Arts
Architecte : François Debret pour Bâtiments et Loges, 1832, Félix Dubun, pour le Palais des Etudes, 1840 et le bâtiment des expositions donnant sur le quai Malaquais, 1862
L’école occupe l’emplacement du couvent des Petits-Augustins, dont subsiste l’église conventuelle et la chapelle, dite des Louanges, ainsi que la cloître devenu la Cour du Mûrier. En 1791, le couvent fut transformé en dépôt pour œuvres d’art, que l’architecte Alexandre Lenoir aménagea en musée des Monuments français. L’entrée de l’ancienne église conventuelle est signalée par le portique du château d’Anet que Lenoir y fit remonter. Les espaces extérieurs de l’école présentent encore de nombreux vestiges, également rassemblés par Alexandre Lenoir et provenant de divers monuments tels que l’hôtel Legendre ou de la Trémoille (cour d’honneur) et l’hôtel de Torpanne (devant le jardin de l’hôtel de Chimay).
14 Hôtel de la Bazinière, de Bouillon ou de Chimay
Maîtres d’ouvrage : Macé-Bertrand de la Bazinière en 1640, puis son fils. Le duc de Bouillon, qui laissa également son nom à l’hôtel, le fit plus ou moins reconstruire vers 1730-1740. L’avant-dernier propriétaire de l’hôtel fut la famille de Chimay, qui le vendit à l’Etat en 1884. Le bâtiment fut ensuite affecté à l’Ecole des Beaux-Arts.
Architecte : à l’origine, François Mansart en 1640. Vers 1730-1740 François Debias-Aubry pour les importants remaniements, voire la reconstruction.
En 1816, le musée laissa place à l’école des Beaux-Arts, dont les travaux d’aménagement furent confiés aux architectes Debret puis Duban. Le premier bâtiment construit fut celui des Loges, destiné à l’isolement des candidats aux grands concours, tels que celui du prix de Rome. Félix Duban, beau-frère et assistant de François Debret, présenta ensuite un nouveau plan d’ensemble, finalement approuvé en 1834. Le Palais des études, conforme à ce projet, fut terminé en 1840. Félix Duban entreprit ensuite la construction, de 1858 à 1862, du bâtiment du quai Malaquais, destiné à accueillir des expositions accessibles au public.
 
15 - De la rue des Petits-Augustins, H. Nicolle Libraire stéréotype 1808.
 
16 - Académie nationale de médecine (Classé MH (1992).
L'Académie nationale de médecine, fondée historiquement en 1731 à partir de l'Académie royale de chirurgie qui fut intégrée en 1820 dans l'Académie royale de médecine, est une société savante médicale située rue Bonaparte dans le 6e arrondissement de Paris, mais ne fait pas partie de l'Institut de France. L'Académie royale de médecine a été créée par Louis XVIII en 1820, sous l'impulsion du baron Antoine Portal qui fédéra trois sociétés savantes médicales : la Société royale de médecine, l'Académie royale de chirurgie et la Société de la faculté de médecine fondée par son rival Joseph Ignace Guillotin. Ses statuts sont fondés sur ceux de l'Académie royale de chirurgie (1731) et de la Société royale de médecine (1776). L'Académie de médecine, de royale, devint impériale de 1851 à 1870, puis nationale à partir du 1er mars 1947. L'article 2 de l'ordonnance de 1820, signée par Louis XVIII définit les statuts et missions de l'Académie royale de médecine comme suit :
« Cette académie sera spécialement instituée pour répondre aux demandes du gouvernement sur tout ce qui intéresse la santé publique, et principalement sur les épidémies, les maladies particulières à certains pays, les épizooties, les différents cas de médecine légale, la propagation de la vaccine, l'examen des remèdes nouveaux et des remèdes secrets, tant internes qu'externes, les eaux minérales naturelles ou factices, etc.
Elle sera en outre chargée de continuer les travaux de la Société royale de médecine et de l'Académie royale de chirurgie : elle s'occupera de tous les objets d'étude ou de recherches qui peuvent contribuer au progrès des différentes branches de l'art de guérir. En conséquence, tous les registres et papiers ayant appartenu à la Société royale de médecine ou à l'Académie royale de chirurgie, et relatifs à leurs travaux, seront remis à la nouvelle académie et déposés dans ses archives. ». À sa création, l'académie tenait ses séances à la faculté de médecine de Paris. Elle occupa de 1824 à 1850 un modeste local rue de Poitiers, puis s'installa dans la chapelle désaffectée de l'hôpital de la Charité de la rue des Saints-Pères, avant d'emménager définitivement dans l'hôtel de la rue Bonaparte, construit par l'architecte Justin Rochet de 1899 à 1902.
 
18 - En 1878-1880, la revue La Chanson consacrée aux goguettes, à la chanson et aux chansonniers, est domiciliée à la librairie tenue par son directeur-gérant Auguste Patay. Ancien hôtel. Le gouvernement tchécoslovaque y fut formé en 1916. Centre culturel tchèque. Belle façade, porte à guirlandes sculptées, cour. Le Centre culturel tchèque de Paris a pour mission de présenter la culture tchèque en France sous toutes ses formes. En ses murs, il organise trois à quatre évenements par semaine : expositions, concerts de musique classique, projections de cinéma, soirées littéraires, conférences... Il a son propre club de jazz, le Paris-Prague jazz club, et sa bibliothèque-médiatèque. Il accueille des cours de langue tchèque pour adultes, ainsi que l'Ecole tchèque sans frontières, qui organise des cours de tchèque pour les enfants. Il organise et participe également à de nombreux événements hors ses murs, souvent en collaboration avec diverses institutions françaises, dont le Centre Pompidou, le Musée d'art moderne de la ville de Paris, le Forum des images etc.
L’histoire du 18 rue Bonaparte est chargée d'une forte valeur symbolique : en effet, l’adresse accueillit notamment, en 1916, le Gouvernement provisoire de Masaryk, premier président de la Tchécoslovaquie. Le Centre tchèque voit le jour en 1997. L’actuel directeur, Michael W. Pospíšil, prend ses fonctions en 2012, ouvrant le bal avec un grand événement autour de l'écrivain Bohumil Hrabal, avec une exposition, une série de spectacles de théâtre, des projections, des conférences...
 
19 - Hôtel particulier (Inscrit 1993). C'est ici qu'emménage le peintre Amédée Jullien avec sa femme et leur fille en 1861. Hôtel construit en 1659. Il fut loué en 1692 au comte de Gaillon qui le vendit en 1695. Portail, façade sur rue, escalier en fer forgé.
 
20 – Hôtel au fond de la cour. Il appartenait, sous le Premier Empire, au tailleur de Napoléon. La femme de lettres américaine Natalie Barney (Dayton (Ohio), le 31 octobre 1876 - Paris, le 2 février 1972), loua ici un appartement pendant plus de 60 ans, jusqu'en 1969. Son salon littéraire a accueilli les écrivains et artistes qui ont compté des deux côtés de l'Atlantique. Entre les deux-guerres, elle y fit salon le vendredi après-midi et y reçut André Gide, Paul Claudel, Scott et Zelda Fitzgerald, Ezra Pound, James Joyce, Françoise Sagan...
 
21 - Résidence de l'architecte et designer Eileen Gray, de 1907 jusqu'à sa mort en 1976. Hôtel construit en 1760. Façade sur cour, mansardes à poulie, ferronneries. Magasin Ladurée.
 
22 – Ancien hôtel.
 
24 - Le romancier américain Henry Miller (1891-1980) résida ici en 1928 à l'Hôtel de Paris (aujourd'hui disparu), ainsi que, en 1930, au dernier étage de l'Hôtel Saint-Germain-des-Prés, au 36 de la rue.
 
26 – Cour.
 
28 - Imposte de la porte cochère datant du XVIIe siècle (Inscrit 1926). Porte cochère, cour, escalier.
 
31 - Fut le siège du Journal La Plume fondé et dirigé par Léon Deschamps qui, dans le hall de la revue, tint le Salon des Cent de 1899 à 1914.
 
34 - Atelier de l'artiste peintre François Gérard en 1800. Résidence de Romy Schneider dans les années 1970, et du dessinateur Georges Wolinski de 1974 à 2008.
 
36 – Maison où Auguste Comte habita de 1818 à 1822.
 
38 - Devanture et façade d'immeuble du XIXe siècle (Inscrit 1984).
 
42 - Le philosophe Jean-Paul Sartre y vécut de 1945 à 1962 avec Simone de Beauvoir et y rédigea Les Mots, ainsi que plusieurs de ses œuvres les plus connues. Le 7 janvier 1962, il échappa ici à l'attentat perpétré par l'OAS. Une bombe souffla par erreur la porte d'un appartement voisin.
 
47 - Les céramistes France Franck et Francine Del Pierre fondent en 1957 un atelier qui deviendra un lieu de travail et de rencontres, connu d'un cercle d'amateurs et de collectionneurs comme Fina Gomez, et où se retrouveront des directeurs de grands musées du monde et des maîtres potiers comme Bernard Leach, Shoji Hamada et Michael Cardew.
 
54 - Durant les années 1930, emplacement d'un studio de chant de la cantatrice Spéranza Calo-Séailles (1885-1949) qui y donna des concerts en 1932 et 1934.
 
64 - Adresse de l'Imprimerie de H. Carion en 1869.
 
70 - Devanture de la crémerie (Inscrit 1984).
 
72 – Magasin Pierre Hermé.
 
74 – Hôtel ayant appartenu en 1610 à Denis du Chesne qui le vendit en 1617 aux Jésuites, lesquels le cédèrent en 1648, au maître des comptes Charles Foucault. Sa famille le conserva jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Propriété au XVIIIe des Louvencourt qui le reconstruisirent. Bas-reliefs et sculptures de la façade.
 
76 - L'actrice Catherine Deneuve occupa à partir de décembre 1977 le dernier étage de cet immeuble.
 
78 Mairie du VI° arrondissement
Architecte : François Rolland et Paul-Frédéric Levicomte, 1848-1849. Extensions par Léon Ginain en 1886, rue Madame et rue de Mezières (rotonde).
L’avant-corps d’entrée comporte, au rez-de-chaussée, trois grandes arcades en plein cintre accompagnées de pilastres cannelés et surmontées d’une corniche qui se prolonge sur les ailes du bâtiment. Au niveau du premier étage, quatre pilastres d’ordre corinthien portent un puissant entablement, surmonté d’une corniche à redents.
Côté impair, allée du séminaire et fontaine de la Paix et des Arts (classée).
 
80 – Ancien inscription du nom de la rue du Pot-de-Fer, à l’angle de la rue Honoré Chevalier. Jusqu'en 1763, année de l'expulsion de l'ordre, le bâtiment abrita le noviciat des Jésuites. Puis, de 1778 à 1793, il fut le siège du Grand Orient de France, dont le duc d'Orléans, alias Philippe Egalité, était le grand maître. Une autre loge maçonnique, dite "des neuf soeurs", se trouvait installée en ces lieux. Voltaire y fut reçu l'année de sa mort en 1778.
 
82 - Adresse de la Librairie des Archives nationales et de la Société de l'École des chartes en 1909.
 
88 - Immeuble datant de 1680, cet hôtel particulier fut la résidence du cardinal, diplomate et homme de lettres Melchior de Polignac, de 1732 jusqu'à sa mort en 1742. Reconstruit en 1790 pour Maximilien de Robespierre qui y vécut d'une façon intermittente jusqu'à sa mort en 1794. Demeure de l’abbé Grégoire de 1794 à 1815. Demeure de Roger Ducos, membre du Directoire, puis consul provisoire, ensuite sénateur. Hôtel particulier, porte cochère, façade, rampe de l’escalier (Inscrit MH (1926)).
 
90 – Magnifique escalier.
 
92 – Institut Hongrois.
 
142 - Domicile présumé de l'inspecteur Juve dans la série de romans Fantômas.
 
Adresse  
Rue Bonaparte
75006 PARIS
 
GPS  
Latitude : 48.853461
Longitude : 2.333353
 
Comment s'y rendre
Métro : Saint-Germain des Prés (ligne 4)
Bus : 39/95 arrêt Jacob, arrêt Saint-Germain des Prés, 70/87/96 arrêt Bonaparte-Saint-Germain, 84 arrêt Saint-Sulpice, 58/84/89 arrêt Bonaparte-Musée du Luxembourg
 
Plan
 
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Liens
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Liens externes sur ce sujet
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Sources
Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2013