PARIS X – LA RUE DE PARADIS

La rue de Paradis




Elle portait auparavant le nom de Paradis-Poissonnière, pour la distinguer d'une autre rue de Paradis, située dans le Marais. Elle porte le nom de rue Saint-Lazare sur le plan de Boisseau formant alors un tronçon du chemin allant du Roule à Saint-Lazare. Elle se trouve dans le prolongement de l'ancienne rue d'Enfer, aujourd'hui rue Bleue. En 1710 le lieu-dit Les Paradis anciennement Les Prés des Filles Dieu était encore l'emplacement d'un potager appartenant aux religieuses de la communauté des Filles-Dieu.



La rue de Paradis a été "la" rue du cristal, de la porcelaine et autre faïence du fait de la proximité de la gare de Paris-Est qui permettait l'acheminement des matières en provenance de la Lorraine notamment.

6 – Façade art-déco.

18 – En 1889 les faïenceries de Choisy-le-Roi, maison Hippolyte Boulenger, font construire par les architectes Georges Jacotin et Ernest Brunnarius leur magasin et nouveau siège rue de Paradis-P
Le Manoir de Parisoissonnière, actuelle rue de Paradis, au no 18, le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques et deviendra en 1978 musée de l'Affiche puis en 1982 musée de la Publicité avant de déménager en 1990. Une importante partie de ses murs intérieurs sont recouverts de décors de faïence. Les éléments remarquables sont la façade sur rue, le vestibule avec son décor de céramique, l'escalier à balustres ainsi que la salle d'exposition avec son décor. Une borne historique a été apposée par la ville de Paris.

Depuis 2011, le bâtiment abrite Le Manoir de Paris.

À l'ouverture en 2011, cette attraction touristique mettait en scène treize légendes parisiennes du XVIIIe siècle au XXe siècle. Elle en propose depuis quatre nouvelles et d'autres sont attendues. D'une superficie de 1 000 m2, réparties sur deux étages de 500 m2, 23 pièces constituent le parcours interactif qu'empruntent les visiteurs. Le Manoir de Paris a pour ambition de s'étendre sur 1 000 m2 supplémentaires. À côté de trois animatroniques importés des États-Unis, dont une gargouille qui orne l'entrée et un chien enragé, une vingtaine d'acteurs grimés et entraînés amènent le visiteur à connaître certaines légendes parisiennes. La maison hantée propose cinq niveaux d'intensité.

29 – De la fin du 18ème siècle, bel escalier, boiseries, deux cheminées Premier Empire sont classées.

31 – Vieille maison de deux étages avec ailes. Mansarde à poulie.

30/30bis/32 – Vers 1831 Baccarat, la Compagnie des Cristalleries de Saint Louis et deux autres verriers, Choisy-le-Roi et Bercy, chargent une maison parisienne, « Barbier, Launay et Cie » puis « Launay Hautin et Cie », sise au 30 ou 30bis ou 32 de la rue de Paradis-Poissonnière, actuelle rue de Paradis, de la distribution de leurs produits. Vers 1850, Baccarat et la Compagnie des Cristalleries de Saint Louis reprennent seuls les locaux, dont il ne reste aujourd'hui que la façade sur rue, datée de 1832. La Compagnie des Cristalleries de Saint Louis y place un dépôt tout comme la maison Baccarat qui y installe aussi un atelier de bronze. La maison Baccarat y comptait 246 employés en 1899. Ce bâtiment deviendra par la suite musée Baccarat jusqu'en 2003 et hébergera un temps la Pinacothèque de Paris à partir de 2003. D'après la borne historique apposée par la ville de Paris s'élevait au XIXe siècle à cet emplacement un relais de poste pour les « diligences de l'Est de la France ».

La Cité de ParadisLa Cité Paradis
Cette cité forme un coude, commençant au 43 rue de Paradis et se terminant au 57 de la rue d’Hauteville. Elle mesure environ 180 mètres de long. La partie ouvrant sur le rue de Paradis a été percée en 1893 et celle débouchant sur la rue d’Hauteville en 1906. Elle donne accès à l’hôtel Titon dont on aperçoit la façade au fond. La cité a d’ailleurs été construite à l’emplacement des jardins de cet hôtel.

44 rue de Paradis
La prestigieuse maison François Pinet, fondée en 1855, s'installe au 44 de la rue de Paradis en avril 1864, magasin et atelier de fabrication de « Chaussures fines cousues pour dames, filles, fillettes et enfants », on peut encore y lire « CHAUSSURES - F PINET - CHAUSSURES » en mosaïque au-dessus de la porte. Par des acquisitions successives, François Pinet devient également propriétaire en 1876 du 42 de la rue de Paradis, du 3 et du 5 rue des Messageries, ce qui lui permet d'étendre ses ateliers et de commencer à construire des immeubles de rapport. Son nom est encore visible sous l'horloge au fond de la cour du 42 rue de Paradis. Les bâtiments actuels au 42 et 44 de la rue de Paradis sont le résultat d'une reconstruction complète de 1885-1886 ; sur le bâtiment du 44 est noté « 1886 Architecte R Gravereaux ». Deux cariatides ornent le bâtiment et sont l'œuvre du sculpteur Léon Perrey, celle de gauche est une allégorie du travail et celle de droite du commerce. Les deux bâtiments semblent avoir été rehaussés à une époque plus récente. L'atelier/magasin de la société F. Pinet, qui se trouvait dans la cour du 44 a disparu.

Hôtel de Raguse
51, rue de Paradis
Hôtel du banquier Perrégaux qui le donna en dot à sa fille Hortense, lorsqu’elle épousa, en 1798, le colonel Marmont. L’architecte Fontaine l’avait décoré. Hôtel d’Aguado, marquis de las Marismas, en 1842, puis Hôtel du député Jacques Lefebvre. Hôtel défiguré extérieurement, vestibule à colonnes, escalier. La cheminée d’un salon et la décoration premier Empire d’un autre, sont classées.

58 – Le peintre Corot avait ici son atelier lorsqu’il habitait au 56, rue du Faubourg Poissonnière, où il devait mourir en 1875.

Adresse
Rue de Paradis
75010 PARIS

Comment s'y rendre
Métro : Poissonnière (ligne 7)
Bus : 32 arrêt Faubourg Saint-Denis et Hauteville, 39 arrêt Paradis

Plan



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Sources

Dictionnaire historique des rues de Paris
Wikipedia
Photo R.Desenclos 2017